Himizu

Himizu ヒミズ

Sion Sono vous propose un voyage extraordinaire au pays de l’amour et du bonheur: Le Japon.

Bienvenue à vous tous, voici Himizu (Shimizu si vous le prononcez correctement), et je vous dis tout de suite que la phrase du dessus est une escroquerie!!

Les films de Sion Sono se suivent, mais ne se ressemblent jamais.

Himizu va vous plonger dans l’enfer quotidien de Sumida (le personnage principal)…

Yuichi Sumida

Nous sommes au lendemain du Tsunami Japonais de 2011 et nous allons vivre quelques jours avec Sumida, sa famille et quelques autres « survivants ».

Il ne lui reste qu’un petit « commerce » en piteux état qui servait à louer des bateaux pour des petites balades.

Il vit avec sa mère qui se fout royalement de lui.

Il héberge des amis devenus « SDF » sur le terrain vague, juste à côté.

Après le départ de sa mère, son ignoble père apparaît une fois de plus pour essayer de lui prendre de l’argent.

Son père a une énorme dette envers un caïd local, et surtout, son père le déteste plus que tout.

Le caïd va se pointer pour exiger l’argent.

Sumida est au bord de l’explosion. La raison le fuit à la vitesse lumière.

A côté de tout ce beau monde, il y a Keiko, une fille de sa classe qui est folle amoureuse de lui.

Quand je dis folle, c’est vraiment folle. Elle va être là pour Sumida, tout le temps.

Sumida s’en fout royalement.

Le monde de Sumida ne peut pas intégrer l’amour. Même pas en rêve.

Keiko Shazawa

Sumida a deux compagnons:

La folie et le suicide.

La bande au complet.

Ma famille…

Je ne vais pas parler de la mère qui n’a que peu d’intérêt, mais plutôt du père.

Jamais un père n’aura autant détesté son fils.

Il ne rêve que d’une chose, c’est sa mort.

Une ordure de première.

Mes compagnons…

Ils sont 5 à camper sur le terrain. Ils sont pleins de vie.

Seul Shozo se détache du groupe. Il va avoir un grand rôle dans l’enfer de Sumida.

Se comportant presque comme son père (mais sans le montrer), il va aider Sumida en secret, et au risque de sa vie.

Home sweet home…

Il y a la cabane.

Le seul espoir pour Sumida de faire un peu d’argent, et tout le monde l’a compris.

La petite bande va faire les choses en grand, ainsi que Keiko.

Mon créancier… (« j’aime ma banque »)

Comme je vous ai dit, Sumida doit l’argent de son père, et bien sûr, il n’a pas le premier centime pour rembourser cette dette.

Il s’en fout, ça va parfaitement avec son envie de mourir.

Ma banque!!

Il y a quelques autres personnages qui vont croiser le chemin de Sumida, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’aura jamais de chance…

Ma ville…

La ville de Sumida est dans le même état que l’esprit de Sumida. Ravagée! Le tsunami est passé par là…

Mon amour…

Keiko!

Voilà une jeune femme qui a de la suite dans les idées. Sa famille est également givrée, et lui construit joyeusement une potence!

C’est pour toi Keiko!

Donc Keiko ne va vivre que pour Sumida envers et contre tout! Et surtout contre Sumida.

Jouée par la sublime et incroyable Fumi Nikaido, elle va s’en prendre plein la gueule, comme on dit vulgairement.

Elle a également un rôle de compte à rebours.

Elle glissera une pierre dans sa poche à chaque fois qu’elle aura une rancune envers Sumida… Et à la 5ème…

Une fois de plus, Fumi Nikaido est poussée à bout pour quasiment toutes ses scènes. On est très loin de « Au revoir l’été ».

Sion Sono a ses méthodes pour arriver à ses fins.

Pratiquement toutes ses scènes sont hallucinantes. Je suis « pantois »!!

Et moi, Sumida…

Moi, je disjoncte, je brûle de l’intérieur, je perds le contrôle…

Le monde entier est contre moi, ma vie fout le camp…

Je veux le bien, je veux crever, je veux le mal…

Et cette Keiko qui ne me lâche pas, mon père cette crevure, ce pourri de mafieu, et tous ces tarééééééés!!!!!!!

Monde de merde… Je te hais.

Vous êtes toujours là?

Ya pas de la joie là????

Et ben non!!

Une fois de plus, Sion Sono va au bout de son sujet, et une fois de plus, il nous emmène au fond avec lui.

Ce cinéma Japonais, je l’aime, et pas parce qu’il est glauque, mais parce qu’il est simple, sans artifice, et qu’il n’y a que l’humain qui y a sa place, même si la place est affreuse.

Je vais enchaîner avec « Cold Fish » du même réalisateur, qui traite d’un tout autre sujet, qui, si j’ai bien compris, est très proche de l’horreur absolue… Joie et bonheur les amis!!!

Allez, ciao, je vous laisse avec le making of de Himizu en vosta (via l’option du lecteur YouTube).

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